|
|
|
Retourner : |
|
Découvrir |
||||
Thibaut Amand, Editions Hermé La parution d'un ouvrage en Français sur la Mini est un fait suffisamment rare, le dernier de Patrick Boutevin date de 1994, pour mériter que nous lui prêtions une attention particulière. Le premier contact est agréable, l'éditeur n' a pas cédé à la mode détestable des couvertures souples par contre le style classique n'avait pas besoin de l'étiquette « SACRéE LéGENDE » au beau milieu, d'ailleurs nous le savons déj à. L'iconographie très riche reprend les images habituelles que nous connaissons tous ou presque, il n'y a l à rien de neuf. L'auteur nous prévient d'entrée de jeu qu'il a roulé en Mini ce qui influera certainement sur son objectivité. Passé les remerciements à la famille apparaīt Didier Corvi ex président du CMF puis Thierry Ardisson qui possède un break bois mais pas de permis de conduire, Aie !!! Les trois premiers chapitres, consacrés à un historique rapide de l'automobile Anglaise et de la carrière d'Alec Issigonis puis à la naissance de la Mini et enfin à ces divers développements se lisent comme un roman d'autant que l'auteur manie la langue Française dans un style très agréable. Les deux chapitres suivants qui évoquent la Cooper et ses succès laisseront par contre l'amateur du genre sur sa faim. La carrière sportive est effleurée à travers les choses très connues comme le Monte Carlo et une énumération de participations aux diverses épreuves et c'est dommage tant il y aurait matière à développer durant ces années 60-70. Pas un mot sur la Mini en compétition aux mains de pilotes français hormis Le Mans 1966 avec l'équipage Marnat-Ballot Lena sur Marcos. Encore le Monte Carlo(1997) pour le sport aujourd'hui alors que chez nous et plus encore en Angleterre, la Mini reste le jouet favori de nombreux Gentleman-drivers. La grande famille Mini traite d'abord des Riley et des Wolseley puis des Innocenti avec une information consistante. Par contre, on ne trouve que trop peu d'informations sur les artisans constructeurs Anglais qui ont quand même marqué de leur empreinte la vie la création de Sir Alec, les Marcos, Jem, Ogle et pas un mot du cabriolet Arc de Triomphe de M Antoun. La renaissance (Laquelle ?) n'a pour moi pas sa place ici, on ne parle pas de la même voiture bien qu'avec de l'argent aujourd'hui il soit possible de tout s'offrir, les mythes n'ont pas de prix. Et justement, le mythe est totalement oublié ! Pas un mot sur la fin de la production. A l'actif de l'auteur, l'analyse très juste de l'assassinat par le prix de vente de notre Mini. A la trappe l'engouement justifiés de milliers d'amateurs de par le monde, ignorés les grands messes Mini que sont les IMM et Mini in the park annuels, le 40éme anniversaire (enterrement de 1ère classe) à Silverstone, les Italians Jobs, les London to Brighton, plus prés de nous Dreux et les manifs à travers la France. Les clubs si nombreux et si actifs avec à leur tête des amoureux inconditionnels de la puce à roulettes qui donnent temps et énergie pour que vive notre passion. Et les Japonais grâce à qui la Mini et Rover ont survécus ces dernières années. La presse spécialisée, Anglaise bien sūr mais existante ! Et, dernier venu, le web qui nous propose un lien au del à des frontières entre tous les amateurs. Heureusement, le dernier chapitre est un inédit dans la Mini littérature française. Une revue de presse des sixties-seventies qui ouvre la chasse aux documents d'époque pour ceux que ça intéressent , je crois que les prix vont flamber. En conclusion, nous sommes en présence d'une compilation de l'existant bien écrite certes mais très incomplète. Il est dommage que Thibaut Amand n'ait pas eu le temps de devenir pote avec Didier Corvi avant la parution, car je pense que cela aurait permis de faire un ouvrage plus fouillé. Nous pouvons cependant lui pardonner puisque comme il le dit, il roulera encore en Mini. Achetez le comme ouvrage de base, il vous procurera du plaisir !!! Mon regret est que ce ne soit pas la bible attendue. |
||||