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Quand
on lui parle de Mini, Olivier ne sait pas être
raisonnable. La preuve ? La restauration
qu'il a entrepris, et réussi – les connaisseurs
jugeront – d'un pick-up Morris de 1967
âme
sensible s'abstenir. C'est ainsi qu'Olivier a
trouvé son pick-up. Décidément, y'en a qui sont
pas soigneux de leurs affaires ! Au sol, terre
battue et purin. Et dessus… la voiture. En fait,
précise Olivier : « Elle était complètement
démontée, plus de berceau, ni moteur, ni faisceau
électrique, ni intérieur. Les planchers étaient
pourris et à changer entièrement, idem pour les
bas de caisses, et une large ceinture (10 à 15cm)
était bouffée sur tout le tour de la benne. Pareil
pour la malle arrière ».
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| remière
réaction : le découragement. Olivier
a un peu rêvé. La petite annonce de
Gazoline, par laquelle il a trouvé le
pick-up, disait : « Vends Pick-up
Mini à restaurer avec C.G, faire offre ». |
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P
à restaurer oui… à reconstruire surtout. Olivier
a acheté simplement en voyant deux fax, pas très
lisibles. Et maintenant qu'il est sur place, avec
un plateau : « Je dois avouer que je me
suis longtemps demandé si je n'allais pas, tout
simplement, aller me chercher un beau pick-up en
G.B, et faire la manip "qui va bien" pour
me retrouver sans effort avec une auto française…».
Olivier
s'attaque à une restauration en règle de la
carrosserie. Pour cela il commande en Angleterre,
chez Mini Machine, des pièces de tôlerie. « Ce
magasin, c'est le top pour des pièces re-fabriquées,
de très bonnes qualités, et surtout du bon gabarit ».
Après
la carrosserie, la peinture… Olivier va opter pour
un vert proposé à l'époque au catalogue.
« En fait, j'ai préféré cette couleur à
la peinture d'origine, une bi-ton gris et jaune,
avec une découpe particulièrement compliquée,
genre sigle Nike. Certainement une commande spéciale. »
Le
travail va durer 6 mois (ça peut paraître court,
mais quand on aime...) tous les soirs de la semaine
de 19h à 23h, et bien sûr tous les week-ends
non-stop de 8h à 23h. Au chapitre des bonnes
nouvelles, Olivier découvre que son pick-up est une
auto à conduite à gauche d'origine, importée à
l'époque par Stewart & Arden !
Le
résultat est exceptionnel. Olivier admet que cette
restauration lui a coûté beaucoup de courage… et
entre 15 et 18.000 F, hors l'achat de pièces
qu'il avait déj à. à cela, il faut ajouter le
prix d'achat, mais l à Olivier préfère garder le
silence…
Désormais,
Olivier roule en pick-up tous les jours. « Les
réactions des autres conducteurs sont étonnantes.
- A
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- B
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- C
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- D
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- E
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- Détails
de la benne et de ses renforts.
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- A. AV
droit.
- B.
mi-côté droit.
- C. AR
droit.
- D. AR
gauche.
- E. Ridelle
AR
-
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J'ai quand même eu l'occasion de rouler avec pas
mal de modèles différents, mais je crois que, seul
un cabrio pourrait susciter autant d'intérêt.
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| Dernières
modification, dont Olivier peut être fier :
des feux "pick-up" ainsi qu'un
pare choc à lame ! |
Très
peu de gens connaissent ce modèle, et beaucoup
pensent que je l'ai fait moi-même sur une base de
van. » Dernier souvenir de cette restauration :
Olivier a gardé la malle arrière : « un
beau spécimen de gruyère… ».
Patrick
Boutevin / Alexandre Olier
Un jouet ? Non !
Une voiture pour enfant ? Non plus, quoique !
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